Gestion de patrimoine à Rennes : comment votre conseiller est-il rémunéré ?

Gestion de patrimoine à Rennes : comment votre conseiller est-il rémunéré ?

En terme de rémunération, originellement les commissions sur les montants placés étaient la coutume. Mais les professionnels de la gestion de patrimoine facturent des honoraires de plus en plus régulièrement au titre de leurs prestations.

En matière de gestion de patrimoine, le conseil, la prestation de service effectuée ne sont jamais gratuits! Ce constat vaut dans toutes les situations, que le conseiller travaille pour votre banque, une compagnie d’assurance lambda ou une structure indépendante. Dans le détail, on distingue chez ces professionnels du patrimoine trois types de leviers rémunératoires.

Des commissions lors d’une souscription

Il s’agit du mode rémunération le plus courant dans la profession. D’après les derniers chiffres publiés, ces commissions représentent près de 80% des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) en 2018.

En effet, de nombreux produits financiers imposent des frais de souscription. Une grande partie des frais réglés sert à rémunérer les intermédiaires qui ont aiguillé le client vers telle ou telle société de gestion au regard d’un travail préalable (évaluation profil du risque client, historique des fonds, comparaison des frais …).

Ces frais de souscription sont assez inévitablement présents dans l’assurance-vie, mais également dans d’autres sphères, notamment pour les fonds spécialisés (GFV, FIP/FCPI …) ou encore l’investissement immobilier (en direct ou via les SCPI). En l’espèce, une ligne de frais de commissionnement de 5% pour ces types de placements est monnaie courante.

Les commissions récurrentes

Si l’ouverture d’un contrat ou la souscription d’un placement engendre des frais “à l’entrée”… durant la vie du contrat ou placement des commissions dites récurrentes peuvent être perçues par vos intermédiaires financiers. Ces commissions récurrentes, seront prélevées chaque année sur les frais de gestion facturés au client. Ces rémunérations touchent tant des fonds spécialisés, que l’épargne-retraite ou encore l’assurance-vie.

Exemple classique avec l’assurance-vie:Les frais sont généralement faibles sur les fonds en euros (0,2%-0,3% de l’encours sous gestion) mais peuvent être plus élevés sur les unités de compte (autour de 0,8%).

Les honoraires se démocratisent

Plus rarement, il arrive aussi que les conseillers en gestion de patrimoine facturent des honoraires, en particulier les conseillers indépendants. La part des honoraires dans les revenus des CGP était inférieure à 20% en 2018.

Il s’agit ici de faire payer uns prestation spécifique, technique et nécessitant un temps de travail plus conséquent. Peuvent être notamment cités : l’optimisation fiscale, la mise en place d’un bilan patrimonial détaillé ou encore la planification d’une stratégie de transmission.

Si cette pratique s’adressait avant tout à une clientèle haut de gamme initialement, dans un souci de transparence et aux vues des dernières évolutions réglementaires, les honoraires tendent à s’imposer au détriment des commissions.

Que doit en conclure le client ?

  • Les commissions ont l’avantage d’être indolores dans la mesure où il n’y a pas de chèque à faire à son conseiller. Elles peuvent même donner le sentiment que le conseil est gratuit. Il faut toutefois savoir qu’elles amputent la performance et se répercutent sur les investissements réalisés. Le client paie donc son conseil d’une manière ou d’une autre !
  • Le client peut se demander si le produit conseillé sert ses propres intérêts ou ceux de son conseiller.
  • Les honoraires permettent d’évaluer le vrai coût du conseil et de proposer des prestations qui ne nécessitent pas de “vendre un produit”.
  • Le paiement d’honoraires se heurtent à la faculté d’acceptation de payer une prestation dont les bénéfices ne sont pas toujours visibles et quantifiables à court terme. Rappelons en effet que bon nombres de placement visent un horizon moyen/ long terme (assurance-vie, défiscalisation, produits structurés, SCPI…).

Un changement réglementaire important depuis 2018

A l’avenir, les commissions resteront à l’évidence la norme pour les grands réseaux, notamment bancaires. En revanche, les politiques de rémunération vont inévitablement évoluer chez les conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Entrée en vigueur début 2018, la directive MIFID II impose une distinction  entre conseiller dit « indépendant » et “non indépendant”. Si les seconds continueront à percevoir des commissions, les premiers n’encaisseront plus de commissions ou les reverseront aux clients. La rémunération se fera principalement par des facturations d’honoraires.

Pour tout renseignement ou accompagnement, n’hésitez pas nous contacter chez MONOCEROS CAPITAL, votre gestionnaire de patrimoine à Rennes